13. décembre 2023
La 100e note
Il s’agit ici de la centième entrée et elle appartient à Archie Shepp !
Pourquoi ?
Parce qu’il était là quand j’ai commencé à écouter du jazz.
Parce qu’il remet sa musique en question sur le plan historique et politique.
Parce qu’il a étudié la littérature et le théâtre.
Parce qu’il a accompagné de nombreuses évolutions dans le jazz.
Parce qu’il aime soutenir les jeunes musiciens (Marion Rampal, Charles Pasi).
Parce que je l’ai vu en concert pour la première fois il y a 30 ans à Uzeste.
Parce qu’il a rendu hommage à sa grand-mère avec le poème „Mama Rose“.
Parce qu’il écrit des poèmes et qu’il est un incroyable partenaire de duo (entre autres Dollar Brand, Jason Moran, Horace Parlan, Joachim Kühn, Max Roach).
Parce qu’il m’a fait découvrir Charlie Parker en duo avec Niels Henning Ørsted Pedersen.
Parce qu’avec Mal Waldron, il rend hommage à Billie Holiday.
Parce qu’il ne se laisse pas enfermer dans une catégorie.
Parce que j’ai souvent le souffle coupé par les sons de son saxophone.
Parce que chez lui, même les sons décalés sont beaux.
Parce qu’il a une voix sonore et puissante.
Parce que malgré toutes les aventures du free jazz, il sait où se trouvent ses racines.
Parce qu’il a le blues dans le sang.
Parce qu’il est toujours bien habillé.
Parce qu’il n’a jamais pensé en termes de limites.
Parce qu’il a commencé sa carrière dans le groupe de Cecil Taylor.
Parce qu’il a joué avec Don Cherry (New York Contemporary Five).
Parce qu’il transmet son savoir aux étudiants.
Et parce qu’il est toujours là quand j’écoute du jazz.