voix

  • Roger Daltrey

    Roger Daltrey (*1944) possède l’une des voix les plus puissantes et les plus expressives du rock. Je trouve que ses meilleurs disques solo sont la bande originale de „McVicar“ (1980, Polydor), un film dans lequel il joue également le rôle principal, et „As Long As I Have You“ (2018, Polydor) avec, entre autres, une excellente interprétation de la chanson de Nick Cave „Into My Arms“. Sinon, il suffit d’écouter The Who encore et encore !!

  • Samara Joy

    La voix grave et veloutée de Samara Joy, née en 1998, a conservé un caractère très particulier. Sur son premier album paru cette année, elle respire une joie de vivre swinguante avec une sélection de classiques du jazz. Elle est accompagnée de manière ingénieuse par le trio du guitariste Pasquale Grasso et on est impatient de voir comment cette jeune chanteuse va encore évoluer.

  • Phil Minton

    Phil Minton (*1940) a probablement travaillé avec presque tous les acteurs importants de la scène musicale d’avant-garde. Son large répertoire vocal va des roucoulements, murmures, caquètements et sifflements prolongés aux airs de marins rauques et aux lieder classiques. Un bon survol est donné par sa collaboration avec la pianiste Veryan Weston, ou il mettent les textes de Ho Chi Minh en musique, et interprètent Jacques Brel ou Franz Schubert („Ways“, 1992 ; …past, 2004). Il vaut également de jeter une oreille sur les deux groupes „Roof“ et „4Walls“ et sa coopération de longue date avec Mike Westbrook. À côté de tout cela, il encourage depuis de nombreuses années des chorales amateur avec son projet „Feral Choir“ dans le cadre d’ateliers et de concerts.

  • Lhasa de Sela

    Lhasa de Sela (1972-2010) était une chanteuse américano-mexicaine. Elle a écrit des chansons intemporel plein de mélancolie, qu’elle a interprétées aves sa voix sombre en trois langues. Son travail fascinant est réparti sur trois albums très différents, qui sont chacun une petite merveille  : “ La Llorona “ (1997), d’influence latine et chantée en espagnol ; “ The Living Road “ (2003), trilingue et musicalement la plus variée ; et “ Lhasa “ (2009) en anglais sa langue maternel, l’œuvre la plus calme.

  • Leonard Cohen

    La carrière de Leonard Cohen (1934-2016) a connu des hauts et des bas, mais le point culminant absolu était sa voix incroyablement profonde sur ses derniers albums. „You want it darker“ (2016) et le posthume „Thanks for the dance“ (2019) sont d’une profondeur dans laquelle on adore se perdre. Mais pendant les années précédentes, il avaient aussi beaucoup de belles choses comme „New Skin for the Old Ceremony“ (1974) et „Songs of Love and Hate“ (1971).

  • Nina Simone

    Très peu de chanteuses transportent autant d’émotion et de joie que Nina Simone (1933-2003). Le fait qu’elle était aussi une excellente pianiste est toujours un peu méconnu. Cela on peut bien remarquer dans l’enregistrement grandiose du concert au Town Hall (New York) de 1959. Très cool aussi le disque „Silk & Soul“ (1967). Sinon, mettez vous a la découverte de son oeuvre pour vous émerveiller.

  • Tom Waits

    C’est ne pas sûr qu’on puisse encore appeler ça une voix, mais Tom Waits (*1949) reste toujours une voix importante dans le monde de la musique. Et après avoir fait la connaissance de sa femme Kathleen Brennan qui est depuis sa collaboratrice dans tous les projets, son oeuvre est devenu très intéressant. Pour moi, les étapes importantes sont „Swordfishtrombones“ (1983), l’album „Bone Machine“ (1992), qui n’est à peine moins bien que ce dernier (remarque : la couverture est signée Jesse Dylan, le fils de Bob) et la musique de la réalisation de Robert Wilson „The Black Rider“ (1993).

  • Abbey Lincoln

    Abbey Lincoln (1930-2010) a quelque chose de très résolu dans sa voix. Deux enregistrements sont exemplaires pour moi à cet égard : d’une part „That’s him“. (1957) avec une interprétation simple mais expressive de classiques du jazz (dont l’un - „Tender as a Rose“ - chanté à capella d’une manière bouleversant). D’autre part, „Nous insistons ! Freedom Now Suite“ (1960), la déclaration intense de Max Roach contre la discrimination raciale, sur laquelle Abbey Lincoln teste les limites de sa voix. – Et puis il y a l’album „Painted (or Golden) Lady“ (1981), qu’elle a enregistré avec Archie Shepp (et d’autres) : le duo de voix et de saxophone dans „Throw it away“ est à lui seul remarquable.

  • Giorgio Gaber

    Giorgio Gaber (1939-2003), auteur-compositeur-interprète italien.
    Un très grand artiste, qui, en tant que cantautore et mélangeant le chant et le théâtre, a présenté la culture, la poésie et l’opinion socio-politique au plus haut niveau. Ses paroles doivent être traduites de toute urgence de l’italien !

  • Iva Bittová

    La langue tchèque est déjà très mélodieuse en soi-même, mais avec la voix d’Iva Bittová (*1958), elle est encore plus belle. Esprit libre, elle couvre un énorme répertoire allant de la musique ancienne aux chansons folkloriques moraves en passant par l’avant-garde, avec des acrobaties vocales parfois audacieuses, accompagné souvent au violon. Pour commencer, je recommande son album „Bílé Inferno“ (1995).

  • Wladimir Wyssozki

    Vladimir Vysozky (1938-1980) était un acteur de théâtre et de cinéma et un auteur-compositeur russe de grande réputation. S’il a été autorisé à poursuivre son activité d’acteur sous le régime communiste, ses chansons et ses paroles ont été interdites. Il a écrit environ 800 chansons et les a interprétées avec une voix marquante, principalement lors de soirées privées. Il en résulte de nombreuses cassettes, souvent enregistrées depuis des appartements voisines, qui se diffusent sous la table et font connaître sa musique et sa poésie dans pays entier. Vladimir Vysozki est considéré comme un important documentariste de la vie russe et il est jusuqu’à ce jour, après Youri Gagarine, la personnalité la plus populaire du peuple russe. Site web avec traductions en français : (lien : https://wysotsky.com/1031.htm texte : https://wysotsky.com)